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La thérapie interactionnelle et stratégique-

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"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, mais parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles". Sénèque

L'art du changement

La thérapie interactionnelle et stratégique propose un regard "écologique" de l'être humain, dans le sens cybernétique et biologique du terme.

Cette orientation, également appelée "thérapie brève systémique et stratégique" est née dans les années 1950 des travaux de Gregory Bateson, biologiste et anthropologue, et de sa rencontre avec la cybernétique.

La cybernétique est souvent peu et/ou mal connue du public. D'ailleurs, le mot cybernétique évoque plutôt des notions d'informatique que des notions de thérapie. Ce qui n'est ni tout à fait vrai, ni tout à fait faux ...Ce sont effectivement les travaux issus de la cybernétique qui ont donné l'élan à l'ère numérique et robotique du XXIème siècle.

Mais pas que ....

La cybernétique a permis la naissance des thérapies cognitives, des thérapies systémiques et des thérapies familiales, des neurosciences, de l'intelligence artificielle, etc. et a servi de socle pour les actuelles "théories de la complexité". Une véritable source d'inspiration qui amène certains scientifiques à parler de "révolution scientifique et épistémologique". Point de vue que je partage !

En thérapie, la rencontre entre Gregory Bateson et la cybernétique a donné naissance au fameux "projet Bateson" puis à la naissance du Mental Research Institut de Palo Alto, la célèbre "Ecole de Palo Alto" principalement active entre les années 1960 et les années 2000. Elle a développé son côté "stratégique" suite à la rencontre entre les chercheurs du MRI et le célèbre Milton H. Erickson, un "thérapeute hors du commun" et fin praticien de l'hypnose (on parle d'ailleurs "d'hypnose ericksonnienne" !).

Pour un historique de cette fabuleuse histoire cybernétique, vous pouvez consulter le document ci-dessous.

Chalet Picard, S (2016). Mais vous ne faites pas de la systémique !

 

Une thérapie de la complexité

La thérapie interactionnelle et stratégique prend en considération toutes les sphères de l'être vivant : sociale, culturelle, cognitive, comportementale et émotionnelle, etc.. Depuis ses premiers travaux, cette orientation revendique une prise en charge holistique de l'être humain afin de respecter au mieux sa complexité. Ses liens avec la biologie et l'anthropologie sont un héritage direct du travail de Gregory Bateson. Elle entretient également des liens avec la philosophie orientale.

Le thérapeute ne cherche donc pas à établir des diagnostics psychiatriques, ni à suivre des protocoles précis en fonction de la problématique à traiter. Cette orientation est d'ailleurs connue pour son principe de "non-normativité", ce qui implique que le thérapeute ne cherche pas à façonner la personne selon des normes prédéfinies mais cherche avant tout à réduire/supprimer la souffrance perçue et vécue par l'individu, résoudre sa problèmatique et lui permettre d'acquérir une plus grande souplesse pour continuer son chemin de vie.

La prise en charge est spécifique, adaptative et se dessine en fonction de ce que la personne souhaite travailler. L'accent est mis sur la relation entre le patient et le thérapeute, la communication, l'engagement personnel du patient (par des "tâches" à domicile), l'empathie, le respect et le non-jugement, notamment par son principe non-normatif.

En outre, cette orientation se donne une dizaine de séances pour observer un changement pour une problématique spécifique. Ce nombre peut varier en fonction de l'avancée du travail thérapeutique et de la problématique apportée, mais cela vous donne un ordre d'idée de la durée d'un suivi

Cette orientation a fait ses preuves dans diverses résolutions de problèmes tels que : problèmes éducatifs, difficultés de couple, stress, problèmes relationnels, difficultés professionnelles ainsi que pour les troubles psychiques (dépressions, troubles anxieux, troubles alimentaires, etc., y compris les troubles dits "sévères".). Elle a notamment proposé une alternative aux fameux diagnostics utilisés par une majorité de praticiens dans les pays occidentaux (CIM ou DSM) sans pour autant créer à nouveau une approche "normative".

Wittezaele, J.-J. & Nardone, G. (2016). Une logique des troubles mentaux : le diagnostic opératoire systémique et stratégique (DOSS). Paris : Seuil.

www.ecologie-esprit.com